Diamantaire, du miroir délaissé aux bijoux convoités.

Rencontre avec le Diamantaire

Du miroir délaissé aux bijoux convoités

le diamantaire

le diamantaire

Un jeune artiste au grand cœur qui couvre la ville de petits bijoux sortis de leurs écrins et exposés sur les murs de Paris.

Il transforme nos miroirs délaissé en objets convoités. Il anime les rues de reflets scintillants, … « le diamantaire » est un talent brut à découvrir et à suivre…

Bonne nouvelle, plus besoin d’arracher ses diamants pour avoir une création du diamantaire à la maison : il expose désormais !

Comment peut-on t’appeler ?(rires) pour les galeries c’est « le diamantaire » mais je ne suis pas attaché au nom, plus au symbole.

Le diamantaire à l'exposition Artcraft

Le diamantaire à l’exposition Artcraft

Qui est le diamantaire donc ?

C’est moi (rires). C’est celui qui expose en galerie et qui se fait plaisir en décorant la rue.

le diamantaire

le diamantaire

Comment tout a commencé ?

J’ai commencé par le graffiti, il y a 10 ans cette année. Au début c’était des signatures vite fait et on a bien « séché » la  ville où je vivais à l’époque. Ca a même crée un élan et d’autres s’y sont mis aussi.

Je suis venu à Paris, j’ai lâché le graff et pris le pochoir. C’est mieux compris en général par les gens, ils y sont moins réticents. C’est surtout parce que je suis plutôt nul en graff il faut l’avouer ! (rires)

Mon premier projet né à Paris c’est le « Projet viou ». 8 collages seulement mais certains sont restés plusieurs mois derrière Beaubourg. Je voulais capter l’instant éphémère sur un support éphémère.projet viou le diamantaire

projet viou le diamantaire

Comment les diamants sont apparus dans ta tête et pourquoi ce symbole ?

Je suis un grand fan de Obey, je trouve ses collages très intéressants. Je cherchais aussi un symbole qui pouvait toucher tout le monde, du gamin au vieillard, du français au chinois. Je voulais essayer une autre technique que la bombe et je me suis tourné vers le miroir.

Le miroir fonctionne bien avec la ville. C’est un support vivant qui scintille et reflète des réalités différentes selon les points de vue.

Au début ce n’était que des pictogrammes et j’ai été attiré vers le diamant.

 

Qu’est ce qui te pousse à  parsemer la ville de tes diamants ?

En général les gens ne font pas assez attention au street art alors que c’est une chance d’en avoir sur nos murs. Ca devient même des repères pour les habitants.

Le street art, c’est ce qui montre qu’une ville vit !

C’est un bijou le street art, c’est précieux.

Moi je pense que ce que je fais, c’est plus du « street deco » car j’apporte plus à la rue qu’à l’art. Dans la rue c’est plus pour me faire plaisir, en mettre le plus possible. Dans les galeries c’est différent je peux plus m’exprimer et je tends plus vers l’artistique.

le diamantaire

le diamantaire


Quand tu colles, tu fais des cadeaux à la ville en quelque sorte, jolie démarcheC’est vrai que je le fais pour faire plaisir, pour interpeller les gens, les faire sourire. Cet hiver, je ne pouvais pas coller de diamants à cause du froid alors j’ai collé un petit personnage de BD que tout le monde connait : Charlie, et je l’ai caché un peu partout dans la ville, une sorte de « Où est charlie ? » dans Paris.

ou est charlie, le diamantaire

ou est charlie, le diamantaire

Tu fais aussi quelques projets plus graphiques dans la rue, « la danseuse » ?

la danseuse, le diamantaire

la danseuse, le diamantaire

C’était cet hiver aussi, je voulais utiliser le mobilier urbain : les gouttières deviennent des barres de pole dance mais j’ai fait une danseuse pas du tout vulgaire pour contraster. Ca mets une dynamique dans la rue. Mais le plus dur à été de trouver des murs sympa avec une gouttière bien placée !

 

la danseuse, le diamantaire

la danseuse, le diamantaire

Tes œuvres voyagent-elles ?

Récemment à Bruxelles pour l’expo de Philippe Bonan et via des amis, des diamants sont partis vers NewYork ou au  Sri Lanka. Au Sri Lanka ça fonctionne vraiment bien, c’est en harmonie avec toutes les couleurs de la rue et ça reste bien plus longtemps. Mon rêve serait de pouvoir cacher un diamant dans un temple maya, le trouver serait alors comme un trésor

Un autre fantasme (rires) une immense falaise en Bretagne, dans une ancienne mine ce qui serait en plus du côté sauvage, un bon retour aux sources (rires).

Quel est le processus de création ? Où trouves tu tous ces miroirs ?

Ce sont des miroirs recyclés. Je les trouve dans la rue la plupart du temps sinon chez des amis ou des gens qui me les donnent.

Le déchet devient précieux, je les retravaille puis je les rends à la rue.

Ca prend pas mal de temps au final entre la recherche du miroir, la découpe, et la peinture…En ce moment c’est pas facile, c’est la pénurie de miroirs et j’ai des expositions de prévues alors avis aux amateurs gardien de vieux miroirs encombrants… (rires)

 

Des collaborations ?

Un très bon souvenir oui avec Bastek. On avait collé un gros diamant fait à deux derrière Beaubourg, il a rempli avec son style l’intérieur des triangles rouge vert violet.

le diamantaire

le diamantaire


Ce diaporama nécessite JavaScript.

le diamantaire pose son 100ème diamant

le diamantaire pose son 100ème diamant

Vidéo du Diamantaire en train de poser son centième diamant…

Le projet Viou où l’histoire de la vie d’un collage dans la rue…

Livret bien fait à retrouver sur l’album « projet viou » de la page fb du Diamantaire

Merci au diamantaire d’avoir pris du temps, belle rencontre et bon vent à toi… 

Et pour en savoir plus :

La page facebook du diamantaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :